Carnet · novembre 2025

Traducteur assermenté : ce que l’Allemagne lit vraiment

Stylo et carnet ouverts sur une table

Une traduction « belle » qui arrondit les mentions de l’original est un mauvais service. L’autorité compare. Si le relevé dit 12/20 et que la version allemande invente un Gut, la confiance tombe sur tout le dossier.

En France, l’assermentation expert près une cour reste le standard que nous voyons accepter, à condition que le cachet, la mention d’exactitude et la pagination soient complets. Certaines autorités demandent encore une apostille sur l’original, d’autres non : la notice du destinataire prime sur l’habitude du traducteur parisien.

Le brief que nous rédigeons dans le parcours « traduction utile » liste les intitulés à ne pas germaniser à l’excès (un « mastère » n’est pas un Master universitaire) et les annexes à relier. Nous ne traduisons pas : le conflit d’intérêt serait trop net, et ce n’est pas notre métier.

Budget : une liasse diplôme + relevé + supplément dépasse souvent le forfait de cadrage. Mieux vaut traduire moins de pages, les bonnes, que tout le dossier scolaire depuis la seconde.

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